La sécurité des bébés est au cœur de notre métier.
C’est ce qui guide chacune de nos décisions, de la formulation de nos laits jusqu’à leur mise sur le marché.
Ces derniers temps, l’actualité autour des laits infantiles a pu susciter des interrogations, voire de l’incertitude, chez de nombreux parents. Analyses, résultats de laboratoire, seuils, contaminants… Les informations circulent beaucoup, mais ne sont pas toujours faciles à comprendre.
Chez Popote, nous pensons que bien informer, c’est avant tout expliquer.
Alors aujourd’hui, on fait le point, simplement, pour vous aider à mieux comprendre ce que recouvrent réellement les analyses sur les laits infantiles.
[SOMMAIRE]
Les laits infantiles : parmi les aliments les plus contrôlés
Les laits infantiles font partie des produits alimentaires les plus strictement encadrés en Europe.
Ils sont destinés à des nourrissons, dont l’organisme est encore immature, ce qui justifie un niveau d’exigence particulièrement élevé.
Les contrôles portent sur plusieurs dimensions complémentaires, tout au long de la vie du produit :
- la qualité nutritionnelle, pour s’assurer que le lait apporte exactement ce dont un bébé a besoin,
- la sécurité microbiologique, pour exclure toute présence de micro-organismes à risque,
- les contaminants, qu’ils soient environnementaux ou liés aux matières premières.
Ces contrôles sont réalisés à différentes étapes (matières premières, fabrication, produit fini) par des laboratoires indépendants, selon des méthodes normalisées.
Une analyse n’est donc jamais isolée : elle s’inscrit dans un plan de contrôle global, construit pour garantir la sécurité des nourrissons.
Tous les contaminants ne relèvent pas du même risque
Un point essentiel à comprendre : tous les contaminants alimentaires ne fonctionnent pas selon la même logique sanitaire.
Les micro-organismes à tolérance zéro
Certains micro-organismes font l’objet d’une tolérance strictement nulle dans les laits infantiles.
C’est notamment le cas de : Salmonella, Listeria monocytogenes.
Ces bactéries peuvent se développer dans l’organisme et entraîner des complications graves chez les nourrissons.
Pour ces micro-organismes, la règle est simple et absolue : aucune trace autorisée.
Les contaminants évalués sur la base de mesure de risque
Certains composés peuvent être présents naturellement dans l’environnement. Leur présence éventuelle ne signifie donc pas en soi qu’il existe un danger, mais leur teneur est à évaluer en fonction du risque évalué pour les bébés.
Il peut s’agir par exemple des nitrates, de certains métaux lourds ou certaines toxines naturelles.
Ce qui compte, c’est la quantité mesurée, la fréquence d’exposition et la comparaison avec des seuils de référence sur lesquels s’appuient les fabricants.
Le cas particulier de Bacillus cereus et de la céréulide
Bacillus cereus est une bactérie naturellement présente dans l’environnement (sols, végétaux, poussières). Elle est donc abordée en ce sens sur le plan sanitaire.
Le risque associé à Bacillus cereus ne vient pas de la bactérie elle-même, mais de certaines toxines qu’elle peut produire, en particulier la céréulide.
Quelques éléments clés :
- Bacillus cereus ne se développe habituellement pas dans l’organisme,
- le risque dépend du niveau d’exposition, et non de la simple détection.
C’est pour cette raison que Bacillus cereus et la céréulide sont évalués à l’aide de seuils scientifiques, et non selon une logique de tolérance zéro.
Comprendre la notion de seuil sanitaire
Suite à la récente actualité, le gouvernement français s’est aligné sur les positions européennes en baissant les seuils sanitaires de céréulide dans les laits infantiles, désormais à 0,014 μg/kg de poids corporel.
Cet exemple de seuil utilisé en alimentation infantile est établi avec des marges de sécurité très importantes.
Il tient compte de la sensibilité particulière des bébés, d’une exposition répétée dans le temps et d’hypothèses volontairement conservatrices.
Ce type de seuils est régulièrement réévalué à la lumière des avancées scientifiques.

Quelles analyses réalisez-vous chez Popote ?
En tant que « metteur sur le marché », les marques sont responsables de la santé des bébés qui utilisent leurs laits infantiles. Dans ce cadre, tous les fabricants mettent en place des plans de contrôle avec des analyses régulières depuis les matières premières jusqu’aux produits finis.
Chez Popote, l’aspect nutritionnel est particulièrement scruté sur les premières productions afin de s’assurer que la formule reste conforme malgré les contraintes des productions. Puis on surveille ces aspects une fois par an ou à chaque lot pour les points les plus sensibles (fer, vitamine C, protéines… ).
La partie microbiologique est réalisée systématiquement sur chaque lot, à différentes étapes de la fabrication. C’est ici qu’on vérifie qu’il n’y ait pas de salmonelle, de listeria ou qu’on surveille le Bacillus cereus.
On contrôle également les taux de contaminants, c’est-à-dire une substance extérieure, présente dans l’environnement ou liée à l’activité humaine, qui peut se retrouver en traces dans ce que nous mangeons (nitrates, pesticides, phtalates, dioxines…). C’est ici que nous avons ajouté la céréulide en analyse systématique sur tous nos lots pour nos prochaines productions.
Une partie des analyses peut être réalisée chez les fabricants mais les plus complexes sont réalisées par des laboratoires indépendants, en externe.
Aucune boîte de lait n’est commercialisée sans que son plan de contrôle ne soit validé, chez Popote comme ailleurs.
Glossaire – les mots clés à connaître
Analyse microbiologique
Recherche de micro-organismes (bactéries, levures, moisissures) dans un aliment.
Bacillus cereus
Bactérie naturellement présente dans l’environnement. Le risque sanitaire est lié à certaines toxines qu’elle peut produire.
Céréulide
Toxine produite par certaines souches de Bacillus cereus, dans des conditions très spécifiques.
Contaminant
Substance ou micro-organisme présent de manière non intentionnelle dans un aliment.
Limite de détection
Plus petite quantité qu’une méthode d’analyse peut détecter.
Seuil sanitaire
Valeur définie par les autorités en-dessous de laquelle l’exposition est considérée comme sans danger.