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Comment soulager la charge mentale des mères ?

Chez Popote, on a toujours eu à cœur de parler de parent et de co-parent mais aujourd’hui, c’est bel et bien des mères dont on veut parler. Ce sont elles qui, depuis tant d’années sont tenues responsables d’une liste longue comme le bras d’injonctions liées au patriarcat. Si vous avez eu la chance de choisir sur un co-parent à 100% dans le partage des tâches : bravo !

Vous avez trouvé votre licorne. Pour le reste, on est encore bien trop nombreuses à gérer la maison, les couches de caca (et l’abonnement des couches), les courses, le ménage, le bien-être de toute la famille (et le nôtre) mais également notre poids, notre style, les papiers administratifs, les nounous, les vacances ARF bref, on est déjà à bout (de souffle !) La réalité c’est que le premier trimestre de l’année scolaire n’est pas encore fini et qu’on est déjà hyper crevées non ? Alors, on fait quoi ? Idées reçues de ce qui pourrait soulager mais enfait non :

Parents avec bébé

Le congé parental

Grande nouvelle ! Cette année, le congé paternité a été rallongé à 28 jours dont 7 obligatoires. C’est vrai c’est une bonne nouvelle ! Pour ceux qui le prennent. Pour ceux qui ont envie mais qui ne peuvent pas parce que c’est « mal vu », parce que c’est « pas viril » parce qu’ils ont pas envie, parce que parfois, intermittent, autoentrepreneur on ne peut tout simplement pas s’arrêter de travailler. C’est une bonne nouvelle mais on est loin du congé de nos voisins : — Et cela reste toujours très peu comparé au 4e trimestre, long quand on allaite, long. Ce congé parental a ses limites et il est, de fait, peu pris. Tout cela ne fait que renforcer des inégalités pour les mères !

Que faire alors pour soulager les mères ? Pour faire bouger les choses il faudrait un congé pour le co-parent qui soit égal, qui puisse se prendre en décalé pour que chacun trouve son rythme avec bébé. Et aussi : casser les idées reçues car s’occuper d’un enfant ne veut pas dire qu’on est émasculé et/ou qu’on a laissé son cerveau en salle de naissance. Le travail pour faire bouger les choses et évoluer les mentalités est encore long !

Faire des listes

Pardon, mais en faisant nos recherches, on est tombé très (trop) souvent sur ce tips. Faire des listes serait la réponse à la charge mentale. Et même, certaines influenceuses nous le conseillent sur Instagram quand on leur demande mais comment faites-vous pour tout gérer de front-han ? « Notez tout ». Et bien, wow ! MERCI on n’y avait pas pensé tiens !!!

Ahhh on va faire des listes de listes de listes parce qu’en plus, enceinte on oublie TOUT et qu’après on est tellement crevée qu’on oublie encore plus, donc forcément lister c’est le TOP et la clé à nos soucis. Oui ça aide. Mais à force de faire des listes de listes de listes dans son téléphone, bonjour le burn-out.

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Marine et Charlène de Plumeti avec leurs familles

Demander de l’aide

Mère, amie, père, ami, cousin, cousine, soeur, frère. « Tournez-vous vers votre famille, soyez entourée ! » Ah oui, merci Jean-Mi ! On aimerait bien demander de l’aide. Mais il est tellement difficile aujourd’hui d’être entourée dans une société où tout le monde est débordé, où nos parents travaillent – souvent encore – lorsqu’on accueille un premier enfant.

Évidemment, le fossé se creuse entre ceux qui ont les moyens d’avoir des nounous, des repas livrés etc. Mais c’est un luxe ! Demander de l’aide OK mais quand on ne peut pas, vers qui se tourner ?

Liste des choses concrètes qui peuvent vraiment aider :

Commander des Popotes

Léger placement de produit ici. En toute délicatesse évidemment ! Mais le but de Popote c’est quand même de faire du bon, du bio, en vous garantissant un gain de temps. Alors, ce plein de Popote c’est peut-être vous qui allez faire mais au moins, c’est nous qui nous chargeons du reste ! Sit down and enjoy mama !

Fin.

On plaisante !

Avoir un super soutien

Tournez-vous vers une doula, une sage-femme, quelqu’un qui saura vous écouter tout au long de votre processus de procréation, votre grossesse et le post-partum. Internet aussi ça PEUT être génial grâce à connections bienveillantes sur Instagram. On peut raconter (peut-être plus facilement ?) et se rapprocher de profils qui nous correspondent et parler sans filtre : le loma club de Josépha Raphard  ou encore Liza Manili, une doula qui vous accompagne dans la bienveillance… Se créer un réseau virtuel grâce à la magie des réseaux sociaux. Autre forme de détente : les comptes méga drôle de Maman Memes ou Pauline Perrolet par exemple !

Ne pas chercher la perfection

Reprendre le sport, perdre son poids de grossesse, faire sa rééducation, se remettre aux sexe, gérer la famille (se plier à leur emploi du temps), garder une maison nickel… Pour une fois, il faut se dire qu’en fait, on a le droit de lâcher prise sur certains trucs et penser qu’à SOI. Tant pis pour ceux qui ne comprennent pas. Vous avez le droit de penser à vous, plus que jamais, d’être un peu égoïste. Exit devenir la parfaite mère montessori qui fait 12 activités extra par week-end avec ses enfants. On revoit ses ambitions à la baisse juste pour quelques temps.

Enfin, si les réseaux sociaux peuvent nous aider à créer du lien, à déculpabiliser et à se sentir moins seul.e, il n’en reste pas moins que : répondre aux messages peut être source de stress donc on coupe les notifs si on sent qu’on est débordé, et on mute les comptes des femmes « parfaites » qui nous martèle qu’on peut tout gérer de front tout en ayant l’air magnifique (et en faisant des listes !).