AVEUX DE PARENTS

Marie Courroy, fondatrice de Mode Trotter, la maman cool

Chez Popote on aime beaucoup donner la parole à des femmes qui nous inspirent. Ce mois-ci, on a recueilli le témoignage de maman de Marie Courroy, fondatrice de la marque Mode Trotter. Si le nom vous dit peut-être quelque chose, c’est que la marque a fêté ses dix ans, mais ne ressemble plus à ce qu’elle était à ses débuts. De multi-marques de créateurs, Marie a transformé le site en marque à part entière, elle qui n’est ni styliste, ni couturière, créé désormais des collections à son image, s’adonne même à l’up-cycling, et ça cartonne. Dans la vie, dans son parcours, Marie ne se laisse pas abattre, sait rebondir, et n’a pas froid aux yeux. La tête bien posée sur les épaules, cette parisienne qui sortait tous les soirs a désormais changé de vie, en achetant une maison à la campagne avec son mec et sa petite Java de 7 mois. On a voulu savoir comment se passait ses premiers mois en tant que maman, sa nouvelle vie, et si Java avait apprécié nos Popotes (spoiler alert : oui ! héhé). Rencontre.

Interview

Le confinement

« C’est quelque chose que j’ai super bien vécu ! Quand j’ai accouché, on faisait des travaux dans la maison, on était chez ma mère donc là c’était très agréable de se retrouver tous les trois. Puis elle avait grandi, elle commençait à rire, à faire du quatre-pattes. Et je dis pas ça pour ma mère, parce que je l’adore et que ça s’est super bien passé, mais j’allais travailler, Java dormait beaucoup… Alors que là, on a vraiment pu en profiter. C’est une période qui est passée assez vite, parce qu’il y avait quand même du boulot à assurer quand elle était pas mal dans mes pattes, mais j’avais aussi l’aide de mon amoureux. 

Pour nous, c’était vraiment bien de profiter d’être ensemble. Je n’ai absolument pas eu envie de craquer, j’ai un bébé adorable qui pleure jamais, on est deux à s’en occuper. J’ai envie de dire que le déconfinement n’a pas changé grand-chose même. On est toujours dans notre maison, on profite d’aménager le jardin, on ne manque de rien. On est bien ! »

La maternité

« La grossesse, j’ai détesté. Soyons honnête, j’ai été malade tout de suite et jusqu’à la fin, tout le temps. Quand les nausées se sont arrêtées, j’ai eu des douleurs dans le dos façon coliques néphrétiques. Ça a duré longtemps, j’ai été hospitalisée et j’avais plus le droit de bouger. En gros pendant deux mois et demi j’ai rien pu faire. Donc la grossesse, j’ai pas trouvé ça « épanouissant » non ! Ensuite, il y a eu l’accouchement, et au menu j’ai eu forceps, et épisio de malade, œdème du périnée, déchirure musculaire. Et heureusement j’avais une péri ! C’était horrible. Sur l’échelle de la douleur les coliques et l’accouchement c’était équivalent. Bref, après cette période réjouissante j’avais juste aucune envie d’allaiter. Pas envie de cette aliénation, j’avais le sentiment de vouloir arrêter les frais et j’étais juste ravie que mon mec s’en occupe avec moi. »

« Concernant l’image que je me faisais de la maternité et la réalité, je n’ai pas vraiment eu de désillusions. J’ai beaucoup d’amies qui ont des enfants, j’ai 4 frères et sœurs, honnêtement je savais parfaitement l’aliénation que ça représentait. C’est très certainement pour ça que je l’ai faite si tard. Je ne regrette pas d’ailleurs, j’ai beaucoup profité de ma petite vie, où je ne pensais qu’à moi. Je ne bois pas, je ne fume pas mais je sortais tout le temps. Elle est arrivée quand j’avais envie de changer de vie, à 39 ans. Elle vit à la campagne, avec une nounou, des lapins. Avoir un enfant, c’est un bonheur, mais ça n’a pas changé ma vie. J’étais heureuse avant, et aujourd’hui je le suis toujours, mais c’est un bonheur différent. »

Interview Marie Courroy
Interview Marie Courroy

Le fail (on en fait tous, si si, même vous)

« On n’a pas vraiment connu de fail finalement, c’est comme ça qu’on se rend compte qu’on a un enfant super facile ou alors qu’on gère grave ! J’ai pris le métro quand elle avait 15 jours par exemple, mais elle a jamais été malade, elle a fait ses nuits au bout d’un mois et demi. Après si, on a fait un fail une fois.

 C’était l’anniversaire d’Édouard, mon mec, et j’avais réservé au restau. C’était l’époque des grosses grèves à Paris, Java avait 3mois, donc un peu le parcours du combattant pour arriver jusqu’au restaurant. On met genre 45 minutes pour y arriver à pied. Et devant, on se rend compte qu’on a oublié le bib. Et qu’elle mange à 20 heures. Et en fait, il est 20 heures. 

Bref, branle-bas de combat pour trouver LA pharmacie ouverte jusqu’à 21 heures, Édouard part en mission avec 1% de batterie sur son téléphone. Un peu l’angoisse. Là je précise que nous n’avons qu’un seul biberon à la maison, parce qu’on ne veut pas se faire inonder de trucs bébés. Donc forcément ça créé ce genre de situation, ça nous est aussi arrivé un dimanche soir à la campagne, mais c’est une autre histoire ! »

 

En scred, je fais…

« Elle a un très fort besoin de succion, et en gros même si elle a fait ses nuits super tôt, et vite. Ben finalement la nuit, elle pleurait quand elle faisait tomber sa tétine. Autant j’ai aucun mal à me lever si elle a mal, si elle a chaud, si elle a fait un mauvais rêve, mais juste pour la tétine, ça rend un peu fou. 

Du coup, je suis allée voir ma gyneco qui m’a dit qu’il fallait enlever la tétine avant 4 mois, sinon on était morts jusqu’à 4 ans. Donc premier soir, horreur, deuxième soir, bof, et le troisième soir elle dormait enfin sans ! Et là, vous vous dites BINGO ! C’est aussi simple que ça. Mais en vrai, après quelques mois de sevrage, on lui redonne de temps en temps quand on est chez des copains ou nos parents. Mais elle pleure plus la nuit quand elle tombe, et elle n’en a pas plus « besoin » et c’est le principal 🙂

Interview Marie Courroy

Un conseil pour les jeunes ou futures mamans ?

« Le truc de la tétine, qui peut en aider certains ! Et sinon de ne pas s’encombrer. On pense souvent à tort qu’un bébé ça a besoin de mille choses, mais en vrai on peut se passer de 50 biberons etc. D’ailleurs, ça sert à rien d’acheter un petit biberon, les quantités de lait augmentent tellement vite les premiers mois, achetez un grand direct en sortant de la maternité, ça encombrera moins vos placards ! 

Moi j’adore les doseurs de lait par exemple. C’est génialissime ! Tu les prépares pour la journée tu t’emmerdes pas avec une grosse boîte de lait. Et le sac à langer de L’Uniform aussi, super joli, alors que c’est souvent moche. »

La diversification et nos Popotes

« On a commencé la diversification vers 5 mois, un peu en retard à cause du confinement. Moi, je suis nulle en cuisine, mais j’ai une sœur qui a fait des études de nutrition, je sais tout sur l’importance de bien manger, c’est pour ça que je voulais que Java mange bien. Moi ça me dérange pas de manger la même chose pendant deux jours, mais je voulais vraiment diversifier l’alimentation de ma fille, en plus là j’ai un peu plus de temps, quand le boulot va reprendre je sais que ce sera plus compliqué. J’ai adoré le concept de Popote. 

Le principe déjà, mais aussi le packaging, ça ressemble pas à des trucs pour bébé presque. Et nous on aime bien les trucs jolis, on a une nouvelle cuisine qu’on veut pas dégueulasser haha ! Plus sérieusement, j’ai une fille absolument morfalou qui dévore tout. Je lui ai fait des mélanges de Popote en veux-tu en voilà, elle a absolument tout dévoré ! J’aime aussi que Popote propose des fruits ou des légumes que les concurrents ne proposent pas, c’est un vrai plus, sinon c’est toujours la même chose… Le seul point négatif ou à améliorer que je pourrais trouver c’est qu’à l’ère du no plastic on aimerait avoir des plus gros contenants, ou alors des contenants réutilisables. »