AVEUX DE PARENTS

Confidences de mère : Clémentine Galey

Il y a quelques semaines, on vous a raconté le parcours professionnel de Clémentine Galey, la fondatrice de Bliss Stories,  le podcast qui a révolutionné la parole des mères. Pour démarrer 2021, on a voulu vous présenter l’intimité derrière la maman/femme/entrepreneure.

Quand on l’a rencontré et questionné sur son parcours de maman, elle qui a plutôt l’habitude de faire l’inverse, nous a confié : «Mais moi, j’ai un parcours tout ce qui a de plus banal». Sans histoire vraiment ? Impossible. En témoigne notre échange, ses anecdotes. Derrière chaque femme, il y a des victoires, des faiblesses et c’est probablement grâce à cela que Clémentine recueille avec tant de bienveillance la parole des autres. Rencontre.  

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Parlons de ton quotidien de maman. Combien as-tu d’enfant 

«J’ai deux enfants. Pablo, 9 ans et Thelma, 7 ans.»

Comment se sont passées tes grossesses ?

«Mes deux grossesses se sont passées extrêmement bien, je n’ai eu aucun problème.Elles se sont enchaînées, tout s’est fait naturellement, dans une espèce d’innocence et en même temps de désinformation totale ! Haha ! J’ai vraiment adoré être enceinte. J’ai été narcoleptique au démarrage mais je n’avais pas de nausées. J’ai juste eu un petit diabète gestationnel… Franchement, easy !»

Comment se sont passés tes accouchements ?

«J’en ai eu un cool et un moins cool. Un assez long, assez médicalisé, avec forceps et grosse épisio pour finir… J’ai eu l’impression d’être meurtrie. Je ne savais même pas ce que c’était une épisio à l’époque, je n’ai pas pu m’assoir pendant 3 semaines et personne n’a nommé ce que j’avais. Rétrospectivement ça me paraît dingue… Mon deuxième accouchement a été un rêve. J’aurais pu re-signer tout de suite en sortant de la salle de naissance. J’ai eu une péridurale super bien dosée, c’était l’été, en pleine nuit, on était bien… J’ai fait la rencontre d’une sage-femme et d’un gynéco vraiment tops. C’était vraiment une bulle de joie et de bonheur… du pur Bliss!»

Tu as allaité ?

«J’ai allaité, mais très peu. Encore une fois, par manque d’information. Je me suis découragée très vite. Pour Pablo, j’ai tenu 2-3 mois en allaitement mixte. Pour Thelma, j’ai fait quasi 15 jours, mais j’avais tellement mal que je n’ai pas persévéré. Je le regrette aujourd’hui, j’aurais adoré continuer. Mais à l’époque, c’était comme ça, et au moins j’ai eu la chance de pouvoir expérimenter ces sensations. Je sais ce que c’est, et c’est une chance d’avoir pu le vivre même quelques mois.»

La maternité entre l’idée que tu en avais et la réalité c’est comment ?

«Le coup des deux enfants rapprochés m’a fait regarder les femmes de ma famille autrement. Ma mère a eu 4 enfants dont des jumelles, ma grand-mère a eu 7 enfants, et toutes mes tantes ont aussi fait pas mal d’enfants.Y’a eu une sorte de remise en perspective globale! Je trouve qu’en devenant mère on perd son insouciance. On connaît la peur, on est sans arrêt dans la vigilance, comme en veille. Alors on n’a pas d’autre choix que de se transformer, de trouver de la légèreté ailleurs. J’ai adoré cette période, devenir mère c’était un nouveau chapitre pour lequel j’étais prête. Dans mon cas, je n’ai pas trouvé ça si dur, j’ai adoré. Et à la fois…gérer 2 enfants en bas âge en même temps qu’un nouveau travail dans lequel il fallait que je sois performante ça a été super dur. Mon histoire est banale. J’ai cherché l’équilibre entre vie professionnelle et perso, j’ai appris. Aujourd’hui je pense être assez sereine. »

 

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Petite, tu étais quel genre d’enfant ?

«J’ai longtemps voulu être actrice alors j’ai fait beaucoup de théâtre. Mais globalement, j’étais une enfant timide, calme et sage. Je suis grande sœur alors, ça m’a constituée. J’étais une sorte de petite maman. Je montrais l’exemple, j’étais responsable, je ne faisais pas de vague. J’aidais beaucoup ma mère, pour qui j’ai un amour inconditionnel. J’ai toujours voulu qu’elle soit bien, il n’était pas question de la faire chier. Pour moi on était une équipe, on s’entendait tellement bien. J’ai eu la chance d’avoir une famille où on était beaucoup dans la communication.»

Ton meilleur souvenir de maman ?

«La rencontre entre mes deux enfants à la maternité. Le max de l’émotion et du vertige je crois.»

Ton pire fail ?

«Le premier c’est la première sortie en poussette de Pablo. J’étais fière tu sais, avec ma Bugaboo flambant neuve, tu sors de chez toi, tu te sens forte. Bref, on pavanait. Il était dans une chancelière dans sa poussette, on rentre dans une pharmacie et là, en montant la petite marche, la chancelière glisse, glisse, vers le sol donc. On n’avait pas attaché la p*tain de chancelière haha !! Heureusement mon mec était là, on s’est dit qu’on était vraiment des débiles (très fatigués). Heureusement, personne nous a vu, Pablo n’est pas tombé par terre, je répète : mon enfant de 5 jours n’est pas tombé parterre ! Pour Thelma c’est différent. C’était un petit bébé magnifique, une petite poupée mais alors…un véritable canon à merde ! Dès que je la changeais c’était un carnage…Donc, anecdote : première fois que je la change la nuit. Lumière tamisée, moquette blanche. Je te laisse imaginer la suite. Y’en avait partout !! On s’est demandé comment cette petite poupée pouvait sortir ça en jet, et puis heureusement-pour elle et pour nous-au bout de quelques semaines, ça s’est amélioré.»

Que souhaites-tu transmettre à tes enfants ?

«La même chose que mes parents m’ont transmis je crois. Le même degré de confiance, de communication, avec un réservoir d’amour toujours rempli à ras bord. Un enfant qui a un réservoir d’amour plein, c’est gagné je pense. Je suis très complice avec mes enfants, comme je le suis avec ma mère. Mais la confiance ça se travaille, c’est fragile. J’essaye d’être à l’écoute au quotidien, qu’ils se sentent en sécurité. J’aimerais qu’ils n’aient jamais peur de me confier quelque chose maintenant et après. Ce serait pour moi la plus belle des réussites.»

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